Superficie du vignoble 750 000 ha en 2016
Cela représente 23% du vignoble de l’Union Européenne et 10% du vignoble mondial.
Cépages de cuve autorisés Blanc : 122
Noir : 123
Viticulteurs 142 000
Production 69 millions d’hl en 1985
52 millions d’hl en 2005
46.9 millions d’hl en moyenne entre 2007 et 2011
47 millions d'hl en 2014
47.8 millions d'hl en 2015
45.5 millions d'hl en 2016 (- 5% par rapport à la production de 2015)
2e producteur mondial derrière l'Italie
Les trois quarts des vins produits sont des vins tranquilles dont 55% en rouge, 26% en blanc et 19% en rosé.
Les vins sont composés à 47% par des AOP, à 28% par des IGP, à 8% par les VSIG et 17% des volumes sont destinés aux alcools de bouche.
Dénominations 1 434 pour 3 420 vins différents, répartis en 442 appellations AOP et IGP.
Appellations AOP : 368
IGP : 74
Consommation locale 3,5 milliards de bouteilles, soit 42 litres par personne/an.
Exportation 14 millions d’hl/an (3ème position en 2015, après l’Italie et l’Espagne).

Le principe de l’ « appellation d’origine » remonte à 1919, avec une loi dont le but est de lutter contre les fraudes et les contrefaçons. Cette loi stipule que les vins d’appellation d’origine doivent être élaborés dans des zones aux limites précises, selon les coutumes locales. Elle fait suite à une loi de 1905, dont le but était déjà de s’opposer aux étiquetages frauduleux. La loi sur les appellations d’origine contrôlée (AOC) ne devient effective qu’en 1935. C’est l’Institut national des appellations d’origine (INAO), qui a succédé au comité national des appellations d’origine en 1947, qui est chargé de l’application de la loi et des contrôles qui en découlent. Depuis peu, cet institut a été rebaptisé Institut national de l’origine et de la qualité (INOQ).

Depuis le 1er août 2009, la réforme de l’OCM (Règlement (CE) n° 607/2009 du 14 juillet 2009) a engendré trois changements importants dans la pyramide des vins des Etats membres de l’UE.

Les vins français sont classés en trois catégories rattachées à deux grands groupes conformément à la réglementation européenne :

• les vins sans indication géographique (VSIG) correspondent à l’ancienne catégorie « Vins de Table » et les vins avec indication géographique (IG) sont astreints à des cahiers des charges très précis, et se subdivisent comme suit :

o les vins avec indication géographique protégée (IGP)
o les vins avec appellation d’origine protégée (AOP)

AOP : L’appellation d’origine protégée (AOP) est une identification européenne qui reprend le concept français des vins d’AOC, et constitue le sommet de la pyramide de qualité des vins en France et des Etats membres.

Pour bénéficier de l’AOP, un vin doit être produit à partir de 100% de raisins de la zone délimitée, issu de cépages spécifiques cultivés et vinifiés dans la zone de production, et dispose la qualité, et les caractéristiques de terroirs bien précis. L’élaboration des vins en AOP est réglementée par un cahier des charges et fait l’objet de procédures de contrôle agréé par l’INAO et le Ministère de l’Agriculture.

L’appellation d’origine vin délimité de qualité supérieure (AOVDQS), créée en décembre 1949, représente des vins d’une certaine qualité mais d’une réputation au-dessous des vins d’AOC. Cette catégorie est supprimée en décembre 2011, les anciennes AOVDQS doivent obligatoirement choisir entre IGP et AOC, et elles sont pour la plupart passées en AOP.

Jusqu’en 2008, l’indication VQPRD regroupait des appellations d’origine de différents Etats membres de l’Union européenne. En France, l’indication VQPRD englobait les vins d’AOC et d’AOVDQS. Les AOP (anciennes VQPRD) sont soumises aux règles suivantes :

• Délimitation des régions de production
• Détermination de l’encépagement
• Définition des pratiques culturales
• Définition des méthodes de vinification
• Fixation d’un rendement maximal

Le sigle AOP doit obligatoirement figurer sur l'étiquette depuis le 4 janvier 2016.

IGP : Les vins avec indication géographique protégée (IGP) remplacent les Vins de Pays (VDP), ils bénéficient d’une législation bien plus rigoriste que celle des « Vins de France » mais bien plus souple que celle des AOP. Ils ont un grand choix de cépage, et les vins bénéficiant d’une appellation IGP doivent répondre aux critères suivants :

• Les vins sont produits à partir de raisins dont au moins 85% proviennent exclusivement de la zone définie avec une possibilité d’ajouter jusqu’à 15% de raisins provenant d’une autre région de production. Ces IGP proviennent principalement d’une région, d’un département ou d’une zone plus localisée.

En France, les cahiers des charges des IGP ont été modifiés pour correspondre aux normes européennes.

VSIG : Les vins sans indication géographique (VSIG) remplacent les « Vins de Table » (VdT), l’objectif visé est de donner aux opérateurs européens la possibilité de concurrencer les vins du « nouveau monde », avec les mêmes règles de production.

Les vins sans indication géographique (VSIG) se subdivisent en 2 types de dénominations :

• l’étiquetage doit mentionner obligatoirement la catégorie « Vin » et le nom de l’Etat membre producteur, par exemple « Vin de France », lorsque les raisins sont récoltés et transformés en vin sur le territoire français.

• « Vin de la Communauté européenne » ou « Mélange de vins de différents pays de la Communauté européenne » (MVDPCE) est mentionné lorsque les vins découlent d’un mélange des vins d’Etats-membres.

Les VSIG peuvent être complétés par les mentions de cépage ou de millésime.

L’année de récolte peut figurer sur les étiquettes lorsque 85% de raisins récoltés sont issus de l’année considérée.

Le nom de deux ou de plusieurs cépages sont autorisés à condition que ces cépages indiqués représentent 100% de ces variétés. La mention des cépages doit être indiquée par ordre décroissant de la proportion utilisée et en caractères de même dimension.

La France a établi une liste de cépages qui sont interdits à la production des VSIG notamment : Altesse, Gewurztraminer, Gringet, Jacquère, Mondeuse, Persan, Poulsard, Riesling, Savagnin, Sylvaner et Trousseau.

NB : Les mentions relatives à l’indication de l’exploitation (Abbaye, Bastide, Campagne, Chapelle. Château, Clos, Commanderie, Cru, Domaine, Mas, Manoir, Mont, Monastère, Monopole, Moulin, Prieuré, Tour) sont réservées aux vins bénéficiant d’une AOP ou d’une IGP.

La mention traditionnelle « primeur » est réservée aux AOP et aux IGP uniquement. Seul le terme nouveau peut s’appliquer aux Vins de France (Vin de Table), avec l’obligation de mentionner le millésime.

Dégustation en Alsace

14-18 mai 2006

Par

Dégustation en Alsace

En guise d’avertissement, il convient de rappeler que toute généralisation concernant les vins d’Alsace d’un millésime donné serait abusive. En effet, le vignoble alsacien s’étend sur près de cent kilomètres du nord (Marlenheim, dans le Bas-Rhin, plus ou moins à hauteur de Strasbourg) au sud (Thann, dans le Haut-Rhin, à hauteur de Mulhouse), avec d’importantes différences de climat et une grande variété de sols et de sous-sols.

Nos dégustations se sont cette fois concentrées sur le Haut-Rhin et ont porté essentiellement ...

Lire la suite →